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Directory of smoker-friendly establishments.

Smok’in presents a guide of establishments equipped with inside smoking rooms allowing customers who desire to smoke, to do it respecting each other’s freedom.

Thinking of those for whom having a drink and smoking are inseparable we listed up establishments where smokers are received in the best conditions of comfort. Indeed in places open to the public such as bars, restaurants, discotheques, the decree applicable in France since January 1st 2008 allows spaces reserved for persons wishing to smoke.

These inside smoking rooms have to respect precise technical standards, specially those regarding ventilation: the goal of the law is to provide a space of freedom for smokers whishing to protect the non-smokers.

On our site you will find an internet searcher that allows you to find a bar, a restaurant, a hotel with an appropriate and convivial space reserved for smokers.

The label Smok’in selection is attributed to establishments open to the public and equipped with inside smoking rooms which respect the three following criteria: space, comfort, and quality of the air.

We thank the managers of these innovating businesses, and we hope to be more numerous in the near future on this directory guide: the setting up of smoking rooms in their establishments allows the permanence of conviviality for everybody and the respect of freedom for everyone.

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Anuario de los establecimientos equipados con áreas para fumadores.

Smok’in le propone una lista de los establecimientos equipados con áreas para fumadores donde éstos y no fumadores pueden encontrarse y compartir un lugar respetando la libertad de cada uno.

Pensando en aquellos para los que tomar un trago y fumar es indisociable, catalogamos establecimientos donde los fumadores son recibidos con las mejores condiciones de comodidad. En efecto, en el seno de los lugares que atienden al público tales como bares, restaurantes, discotecas, el decreto aplicable en Francia desde el 1ero de enero de 2008 autoriza espacios reservados para las personas que desean fumar. Estos espacios interiores deben respetar normas técnicas estrictas, particularmente de ventilación: el espíritu de la ley es preservar un espacio de libertad para los fumadores protegiendo a los no fumadores.

Sobre nuestro sitio, usted dispone de un buscador que le permite escoger un bar, un restaurante, un hotel que ha instalado un espacio para fumadores dentro del establecimiento. Sobre nuestro sitio, usted dispone de un buscador que le permite escoger un bar, un restaurante, un hotel que ha instalado un espacio para fumadores dentro del establecimiento.

El logotipo Smok’in está atribuido a los establecimientos abiertos al público cuyo fumadero interior respeta los siguientes tres criterios: espacio, comodidad, y calidad del aire.

Agradecemos a los responsables de estos innovadores establecimientos que esperamos sean cada vez más numerosos en este anuario : la instalación de áreas para fumadores en sus establecimientos permite preservar la buena convivencia de todos respetando la libertad de cada uno.

Au XVIe siècle, dans le sillage des grandes découvertes

Jean Nicot, ambassadeur de France à la cour portugaise introduit le tabac en Europe vers le milieu du XVIe siècle, il en envoie à la reine Catherine de Médicis pour calmer les migraines d’elle-même ou de son fils François II. Le tabac prend alors le nom d’herbe à la reine. Au XVIIe siècle, von Rusdorff, un ambassadeur de la cour palatine, écrit : « Je ne puis m’empêcher de blâmer cette vogue étonnante venue récemment d’Amérique en notre Europe. C’est une saoûlerie de nuées [...]. Avec une incroyable avidité, une insatiable ardeur, des êtres dépravés boivent et hument la fumée d’une plante qu'ils nomment herba nicotiana ou tabac ».

On remarquera que l’auteur utilise les mots de « saoulerie », le verbe « boire ». En effet, à cette époque, par analogie avec l’effet des boissons alcoolisée, on dit « boire le tabac ». Mais bientôt le mot « fumer » deviendra courant.

        

[1] Fleur de tabac. Nicotiana tabacum
[2] CHAUMETON, François Pierre, Flore médicale, Vol. VI, Paris : Panckoucke, 1818.
[3] BULLIARD, Pierre, Herbier de la France ou collection complète des plantes indigènes de ce royaume ; avec leurs détails anatomiques, leurs propriétés, et leurs usages en médecine, Vol. III, Paris, chez l’auteur, Didot, Debure et Belin, 1780.

Dans Don Juan, pièce de Molière (1665), Sganarelle, valet de Don Juan, déclare : « Quoi que puisse dire Aristote et toute la Philosophie, il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu'on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde, et comme on est ravi d'en donner à droit et à gauche, partout où l'on se trouve ? On n'attend pas même qu'on en demande, et l'on court au-devant du souhait des gens : tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d'honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent. »

Notons qu’à cette époque, les dévots condamnaient l’usage du tabac (à priser) dont la vente avait été interdite par Louis XIII.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le tabac est consommé au moyen de pipes. Au XVIIIe siècle, le tabac à priser s’est généralisé. Le cigare arrivera au XIXe, comme la cigarette qui apparaît entre 1830 et 1840. Musset, Chopin, Delacroix, Mérimée fument des cigarettes sans pour autant abandonner le cigare ou même la pipe. La correspondance de Mérimée, par exemple, nous apprend qu’il possédait une collection de pipes comprenant notamment des pipes à eau ou narguilés. Le voyage en Orient étant à la mode au XIXe siècle, Mérimée n’était par le seul Français ou Européen à utiliser la pipe à eau.
Sous le règne de Napoléon III, grand fumeur, est créée la première usine de cigarettes en France, en 1863.

Dans Carmen, nouvelle de Mérimée, qui paraît en 1845 avant de devenir le célèbre opéra de Bizet, l’héroïne est une cigarière qui travaille à la manufacture de tabac de Séville. Elle-même fume le cigare comme beaucoup d’Espagnoles.

Au XIXe siècle, tant « qu’en fumant la pipe ou le cigare on dégage une forte fumée et que fumer reste le privilège exclusif des hommes, on doit limiter cette occupation à certains lieux précis. La maison bourgeoise comporte une pièce réservée à cet usage, le fumoir, ou salle des hôtes. Hors de cette pièce, le tabac est prohibé, et particulièrement dans l’espace public en plein air. Pendant longtemps cette interdiction sera justifiée par les dangers d’incendie dans des villes où les maisons sont très souvent construites en bois. Lorsque cette raison devient caduque, l’interdit officiel de fumer dans les lieux publics devient un symbole d’oppression. En Prusse, le droit de fumer dans les espaces publics figurait en bonne place dans le catalogue des revendications d’avant mars 1848. » (Wolfgang Schivelbusch, Histoire des stimulants, Gallimard, 1991).

Si le cigare devient peu à peu symbole de réussite sociale et de bourgeoisie, il a été au XIXe siècle en Allemagne une sorte de signe de reconnaissance révolutionnaire. Marx fume le cigare. En France, George Sand, pour manifester une volonté de se libérer des contraintes féminines, fume le cigare en public. Certaines femmes revendiquent les mêmes droits et les mêmes pratiques que les hommes. Un texte de 1840 s’exclame à propos de la ville de Berlin où des femmes fument même dans la rue : « on verra bientôt les femmes porter le pantalon, reléguer leur mari à la cuisine à coups de fouet et allaiter leurs enfants à cheval ! ». Pourtant, dès le XVIIe siècle, des femmes de l’aristocratie se réunissaient pour fumer la pipe, mais elles ne fumaient pas en public.

Auteur: Clarisse REQUENA (Communication/Relations presse)

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